Ecoland

Ce blog est destiné à informer tout un chacun sur les problèmes écologiques les plus divers.

vendredi 1 août 2008

Les athlètes peuvent en mourir

mardi 23 octobre 2007

Attention aux particules fines








L'association Ecologie sans frontière demande une nouvelle loi sur l'air compte tenu de l'impact sur la santé de la pollution par ces micropoussières.

(c) AFP
L'association Ecologie sans frontière (ESF) demande lundi 22 octobre une nouvelle loi sur l'air dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Elle s'inquiète de l'impact sur la santé de la pollution par les particules fines, ces micropoussières générant maladies respiratoires et allergies.
Selon l'association, qui publie lundi la deuxième partie d'une étude sur le sujet, la pollution par les particules fines est complètement sous-évaluée et n'est pas prise en compte dans les déclenchements de seuil d'alerte de la population.

Risques sanitaires

Les particules fines, due notamment aux motorisations diesel, pénètrent profondément à l'intérieur des poumons et sont "les plus dangereuses et les moins contrôlées", souligne dans cette étude l'association écologiste.
Elles développent un "large spectre de risques sanitaires, allant de l'augmentation de l'asthme à celle des malformations fœtales, des problèmes oculaires aux maux de têtes, de la baisse de la fertilité aux problèmes de peau, des bronchiolites aux fatigues", précise le rapport d'ESF.

Réduction drastique

ESF, qui participe aux travaux du Grenelle de l'environnement, demande donc qu'une nouvelle loi sur l'air permette une "réduction drastique des émissions polluantes", une "information complète et transparente" sur la pollution qu'elles engendrent, la "répression des contrevenants" et le "développement de la connaissance".
L'association demande également la mise en place de procédures d'alerte à partir de 50 microgrammes par m3 de PM10 par m3 en moyenne quotidienne, correspondant aux préconisations de l'organisation mondiale de la santé (OMS).
En Ile-de-France, "on est en permanence en dépassement de ce niveau de pollution et il n'y a pas de seuil d'information", assure ESF.

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jeudi 7 juin 2007

Pollution de l'air à Paris plus grave que prévu....

Selon une étude commandée par l'ONG Ecologie sans frontière (ESF), la pollution de l'air en région parisienne serait "largement sous-évaluée" et ne correspondrait pas à la situation vécue par les franciliens. Ces résultats inquiétant sont l'occasion pour ESF de lancer une pétition très ambitieuse...

Les résultats de cette étude menée par le bureau d'études indépendant Horizons "confirment que la pollution de l'air de l'agglomération parisienne est encore largement sous-évaluée, et que les nouvelles connaissances scientifiques devancent les réglementations actuelles". C'est ce que révèle aujourd'hui le journal Le Parisien.

La pollution de l'air en Ile-de-France, conséquence principale de la forte circulation automobile, ne serait pas évaluée à sa juste valeur selon l'ONG qui met en cause l'insuffisance et l'obsolescence des dispositifs d'alerte.
Ainsi, l'air ambiant de la région parisienne est pollué par une "mixture de substances qui ne font pas toutes l'objet d'une réglementation", certains polluants étant "insuffisamment, voire pas du tout, surveillés" souligne l'étude, comme les dioxines, furanes, HAP, PM2,5 et composés organiques volatils (COV). C'est pourquoi, "les impacts pourraient être sous-évalués concernant d'importantes sources de pollution de l'agglomération" comme le trafic routier, le trafic aérien et les grandes installations de combustion, met en garde ESF.
De plus, l'étude note que certains effets secondaires des technologies anti-pollution et la formation de polluants secondaires à partir de mélange de substances émis dans l'atmosphère sont "ignorés".
Par ailleurs, "l'information délivrée en continu par le dispositif de surveillance renseigne peu sur la pollution des sites à très forte fréquentation, notamment à proximité du trafic automobile", déplore ESF dans une synthèse des conclusions de l'étude. Sur ce point, notons l'étude d'Airparif, l'association en charge de la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, sur la pollution de proximité relevée sur l'échangeur de la porte de Bagnolet qui est une première et qui devrait être appliquée sur d'autres points noirs de circulation.

L'étude d'ESF poursuit en indiquant que les sites de mesures qui permettent d'obtenir l'indice de la qualité de l'air ATMO (indice de qualité de l'air) "sont très peu représentatifs de l'exposition réelle de la population", donc que "les risques encourus par la population sont totalement sous-évalués", alors qu'une "multiplication sensible des pics de pollution est à craindre". Selon l'ONG, "il existe un décalage entre les données fournies qui déterminent l'indice ATMO et la réalité vécue par les populations et relevée par les professionnels de santé (pharmaciens, médecins...) dès les indices 5 (moyen) voire 4 (bon)."
Il est effectivement incontestable que le réseau de surveillance de la qualité de l'air sur la région parisienne ne dispose pas de suffisamment de capteurs pour couvrir exhaustivement le territoire et notamment celui où la population est la plus exposée. Par exemple, les zones aéroportuaires sont dépourvues de capteurs et les infrastructures de transports collectifs, comme les stations de métro et les gares RER, bien que parfois équipées, ne divulguent pas facilement leurs résultats qui demeurent pourtant très mauvais.
Pourtant, Airparif déclare disposer "de 47 stations automatiques (113 instruments de mesure environ) réparties sur un rayon de 100 km autour de Paris, [qui] surveillent en continu la qualité de l'air respiré par plus de 11 millions de Franciliens."

Du constat à la pétition
Par conséquent, Ecologie sans frontière vient de lancer une pétition très ambitieuse sur son site Internet qui demande l'application de son plan anti-pollution jugeant que la pollution doit être interdite "comme on interdit la criminalité".
Même si l'argument peut prêter à sourire, rappelons que la pollution atmosphérique est un véritable problème de santé publique entraînant la mort prématurée de milliers de personnes chaque année en France et des affectations graves notamment chez les plus fragiles comme les enfants. De surcroît, le réchauffement climatique entraîne des situations météorologiques propices au développement de pics de pollutions notamment par l'ozone, comme ce fût le cas en 2003.

La pétition d'ESF réclame notamment :
- l’arrêt immédiat de l’abattage des grands arbres producteurs d’oxygène
- l’interdiction de l’entrée dans les villes de plus de 20 000 habitants à tous les véhicules particulièrement polluants comme les 4x4, les véhicules diesels et tous les véhicules essence à forte consommation.
- que tous les services municipaux et publics, RATP, n'utilisent que des véhicules "propres" (non diesels, non essence)
- De lancer une campagne d’information, et ce conformément à la nouvelle Charte de l’environnement adossée à la Constitution française, afin de mettre en garde la population et particulièrement les personnes âgées, les enfants et les personnes asthmatiques, sur les dangers de la pollution atmosphérique (à l’instar des campagnes sur les accidents de la route)

Notes
Ecologie sans frontière (ESF) est une ONG qui se caractérise notamment par l'emploi systématique de l'arme juridique dans ses combats. Elle a notamment été conviée, comme d'autres associations de défense de l'environnement et de la santé, à la première réunion de préparation du "Grenelle de l'environnement" souhaité par le nouveau président de la République et Alain Juppé, nouveau ministre du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables.

source:notre planète info

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